11.11.2006
Site sur Yamane Ayano
J'ai créé un site sur Yamane Ayano. Vous trouverez dessus des informations sur ses manga, une galerie (56 images pour le moment) et d'autres choses. Comme le site vient d'être fait, il n'y a pas encore grand chose dessus mais je vais essayer de faire des mises à jour plusieurs fois par semaine, pour qu'il se remplisse rapidement.
In A Reverie
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21.09.2006
Nouveautés Yaoi
Tout d'abord, je vais reparler du prochain titre de Taifu, Love Me Tender. Il s'agit d'un Jôsei mais dont le résumé laisse à penser que l'histoire flirtera avec le Yaoi. Mais ça reste à voir, évidemment.
Sae et Kazuki, deux amis mannequins, emménagent dans l’appartement de la belle Naoyuki.
Mais contrairement à ce qu’elle semble, Naoyuki n’est pas une fille mais un garçon, ami d’enfance de Kazuki ! Ce trio aux relations étranges va rencontrer de nombreux personnages, tous plus complexes les uns que les autres.
Une comédie légère qui ravira les jeunes femmes !
Il me semble que ce titre avait été publié dans Rutile, le même magazine que Gravitation.
Kaze aurait aussi annoncé l'achat d'une série purement Yaoi : Papa To Kiss In The Dark. Un anime assez spécial puisque parlant d'inceste (relation père/fils). Ca ne plaira pas à tout le monde mais... Pourquoi pas ? C'est un choix osé en tout cas. Personnellement, je n'ai pas vraiment eu envie de le voir quand j'ai vu les images, à l'époque de sa sortie au Japon.
Le contenu serait un peu plus chaud que Gravitation, sans être purement érotique.
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14.09.2006
Gorgeous Carat
Gorgeous Carat est un manga de You Higuri. Il comporte 4 volumes, ainsi qu'un One Shot, Galaxy. Le manga est sorti récemment aux USA, chez Blu Manga et chez DMP (qui édite Galaxy). Gorgeous Carat a eu une publication un peu chaotique, de 1999 à 2002. En effet, comme l'explique You Higuri dans les notes de Galaxy, la série a été arrêtée avant sa fin (elle était prépubliée chez Shuesha par Eyes Comics, qui éditait aussi Alichino. Comme cette dernière série, GC n'a pas été repris ailleurs) mais un nouvel éditeur lui a offert ensuite la possibilité de réaliser un one shot (Galaxy, en 2004). Elle espérait réaliser d'autres histoires mais, apparemment, cela n'est plus d'actualité.
Résumé : Florian Rochefort est le descendant d'une riche famille d'aristocrate, tombée dans une situation difficile. Afin de sauver la fortune de la famille, il souhaite vendre la Flame de Mughal, un diamant de 120 carat appartenant aux Rochefort depuis longtemps. Seulement, la mère de Florian refuse de vendre ce trésor. C'est alors que Ray Balzac Courland se montre lors d'une soirée organisée par les Rochefort. Il est intrigué par Florian et ses beaux yeux d'améthyste. Ray offre de payer les dettes de la famille s'il devient, en échange, propriétaire du jeune homme. Bien que Florian montre son hostilité, sa mère accepte. La nouvelle vie de Florian comme propriété de Ray devient aussitôt chaotique quand il découvre que celui-ci est en vérité le fameux voleur Noir, qui s'est fait une sacrée réputation au sein de Paris.
Avis : Gorgeous Carat est sans doute moins "profond" que Cantarella ou Ludwig II, car l'aspect est beaucoup moins historique (contrairement à Ludwig ou César, les personnages de Gorgeous Carat n'ont pas existé). Cependant, on reconnaît parfaitement l'empreinte de You Higuri dès les premières pages. Tout d'abord, le contexte : l'histoire se déroule à Paris, entre la fin du 19ème et le début du 20ème, ainsi qu'au Maroc. You Higuri situe à nouveau son manga en Europe (ainsi qu'en Afrique du Nord, ce qui est une nouveauté) et dans le passé. Ensuite, il s'agit évidemment des relations entre les personnages. On retrouve, comme souvent chez ses héros, l'ambiguité dans les relations entre Florian et Noir. Ce n'est pas sans rappeler celle qui a lieu entre Chiaro et César, mais en moins tordu (personne n'est possédé par un démon cette fois ci, ouf !). Gorgeous Carat pourrait pourtant facilement passer pour un Shôjo. Notamment car les personnages féminins sont omniprésents (notamment Laila, qui n'est pas agaçante comme la majeure partie des héroïnes d'Higuri), ensuite car Higuri élude tout bonnement les scènes érotiques (voir notamment la fin du volume 2). Les âmes sensibles pourront donc s'y plonger sans crainte.
Gorgeous Carat étant relativement récent, le style de Higuri ressemble bien plus à celui qu'elle possède dans Cantarella que dans Ludwig II. Il est plus fin, plus précis. Contrairement à nombre de Shôjo (ou Yaoi), un effort est particulièrement fait sur les décors. A ce propos, on apprend à la fin du volume 2 que la mangaka est allé plusieurs fois en France, ainsi qu'à Casablanca, ce qui lui a permis de se documenter sur l'architecture. Ce n'est pas la première fois qu'elle se rend en Europe puisqu'elle relatait aussi un voyage en Allemagne, dans l'un des volumes de Ludwig II, et regrettait dans Cantarella de ne pas avoir pu visiter l'Italie.
Pour en revenir à l'histoire en elle-même, Gorgeous Carat ne porte pas l'empreinte du fantastique, comme dans Ludwig II et Cantarella. Il s'agit plutôt d'une histoire d'aventure (et l'humour n'est pas délaissé), où Noir rappellerait une sorte d'Indiana Johns, amateur de bijoux et de belles pierres, roublard et malhonnête, capricieux et parfois violent. Florian doit rembourser sa dette en travaillant pour lui mais Noir prend un malin plaisir à rajouter sur la note diverses dépenses (ce qui fait que notre pauvre noble risque fort de rester à son service durant de très longues années). Pourtant, au fil du manga, des liens plus forts se tissent entre les deux hommes. Et lorsqu'un ancien ami de Noir, ou même son "frère", comme il le dit si bien, s'en mêle, autant dire que l'histoire prend un tournant plus... Dramatique.
Je vais terminer sur une dernière note, au sujet de Galaxy, qui est un peu à part de la série principale. Il s'agit d'un one shot, comme je l'ai déjà expliqué. Non, le titre ne signifie pas que l'histoire se passe dans l'espace (ok, cette remarque était stupide). Il peut éventuellement être lu indépendamment des autres volumes. Cependant, le style est clairement plus orienté Shôjo que Yaoi (même si l'ambiguité des relations entre Florian et Noir est toujours présente). Il n'est pas réellement fait mention dedans des évènements ayant lieu au Maroc (et du trésor des Templiers), il est donc assez difficile de le situer chronologiquement par rapport aux autres tomes.
17:14 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2006
Jazz
Jazz est un manga dessiné par Tamotsu Takamure, à partir d'une histoire originale de Sakae Maeda. En effet, Jazz aurait d'abord été un roman avant d'être un manga. Il me semble d'ailleurs que Tamotsu en est déjà l'illustrateur (ou illustratrice, j'ai un doute sur son sexe). Il est édité aux USA par DMP Yaoi, aujourd'hui rebaptisé en June. Il compte, normalement, 4 volumes.
Résumé : La maladie de Naoki le hante comme une malédiction jusqu'à ce qu'il rencontre l'unique personne pouvant lui donner une vie "vibrante". Un docteur et son patient peuvent-ils trouver l'amour ? Narusawa et Naoki expérimentent les affres d'une relation entre un docteur et son patient. Naoki est instantanément attiré par Narusawa et ne rien ne pourra l'empêcher d'être avec lui.
Avis : Jazz est l'un de ces manga du genre qui me laissent mi-figue, mi-raisin. Pas assez bien, à mes yeux, pour être classés dans mes préférés mais assez attractif pour que je puisse continuer à l'acheter dans son édition anglaise. L'histoire n'est pas bien originale, dans le fond, en présentant la relation entre un médecin et son patient. Il s'agit d'un cliché, pas seulement présent dans le yaoi mais dans toutes les histoires romantiques du monde. En effet, ce genre d'histoire passe souvent comme "tabou", un médecin ne pouvant éprouver des sentiments pour celui qu'il soigne. C'est le cas ici, puisque cette relation pose des tas de problèmes, et on rajoute par dessus ceux posés par l'homosexualité.
Jazz n'est pour autant pas très réaliste. Il cultive le goût de l'histoire d'amour fantasmée pour des lecteurs féminins, comme le font d'autres yaoi. C'est un shôjo avec un couple gay et de l'érotisme, voilà tout. Le dessin est toutefois agréable, malgré quelques erreurs anatomiques, et l'histoire parvient à accrocher, sans être bouleversante d'originalité. La seule réelle (et encore) est de faire du plus jeune le "seme" du couple. Toutefois, on retrouve la caractérisation habituelle dans le dessin : un "seme" aux cheveux noirs et ténébreux, et un "uke" blond et plus doux. Toutefois, ceux qui sont en manque de romance, avec son lot de beaux moments et de drame auront sans doute plaisir à croquer ce manga. De plus, les dialogues restant simples, la version anglaise est très accessible à une personne qui ne parle pas vraiment courrament la langue (ce n'est pas le cas de Earthian, par exemple). Les traits d'humour sont tout autant compréhensibles.
Le volume 2, de plus, se révèle un peu plus interessant, malgré une situation à nouveau clichée, (que je ne détaillerai pas) en montrant les conséquences d'un acte totalement irréfléchi et soufflé par la jalousie. Au final, Jazz est donc prometteur et il ne reste qu'à espérer que, les deux volumes suivants, continueront sur leur lancée et ne baisseront pas en qualité.
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01.08.2006
Nouveau Yaoi en France pour 2007
C'est officiel chez Asuka, à présent :
Le premier yaoi d'Asuka sera : Kyuuso wa cheese no yume wo miru de Setona Mizushiro et il sortira au premier trimestre 2007.
Il s'agit d'un One Shot poignant et très adulte qui vous sera proposé en format B5 (127 X 182MM) au prix de 7,95€.
Si le succès est représentatif de la demande pour des yaoi alors nous tacherons de vous en proposer d'autres.
Par contre, pas de nouvelle de Kizuna chez Tonkam. Bizarre, quand on sait que les américains n'ont apparemment aucun problème à proposer du Biblos, malgré la faillite de l'éditeur.
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25.07.2006
G Senjô No Neko
Appelé aussi, "Il Gato Sul G", G-Senjô No Neko est un manga de Tooko Miyagi. Il est sorti aux USA chez DMP, dans la collection Juné. Le manga compte apparemment 2 volumes, un 3ème et dernier devrait être réalisé au Japon (à voir si la série ira plus loin). Ce n'est pas l'unique série de Tooko Miyagi. Elle a aussi réalisé Over The Moon, qui semble être un Shôjo fantastique à première vue.
Résumé : Atsushi Ikeda est le garçon gentil typique. Il a pour habitude de rapporter chez lui des chats abandonnés et toutes sortes d'objets dont personne ne voudrait. Un jour, il trouve évanoui au pied de sa porte un jeune homme blond, blessé à la main et possédant un violon. Riya Narukawa. Atsushi accueille Riya pour la nuit, le soigne et le nourrit. Il se rend peu à peu compte que quelque chose ne va pas chez Riya. Celui-ci semble avoir deux personnalités bien distinctes. Plus tard, il apprend que Riya est en fait un violoniste reconnu...
Avis : Depuis le jour où j'ai découvert les premiers chapitres sur Ai Ni Natte, j'attendais la parution de G Senjô No Neko, ne serait-ce qu'en anglais. DMP a exaucé mes souhaits, en l'éditant sous le titre de Il Gato Sul G.
Ce manga dispose d'un très beau graphisme, très soigné, bien que les décors soient parfois peu présents. Les personnages ont chacun leurs caractéristiques physiques et sont reconnaissables au premier coup d'oeil (c'est important de le noter quand on voit qu'une mangaka comme Yuu Watase ne fait que des clones d'un manga à l'autre).
Il y a aussi l'histoire, qui sans être compliquée, prend un thème pour le moins original. G Senjô No Neko aurait pu être un de ces nombreux manga Yaoi ayant pour cadre le lycée. Mais en ajoutant les problèmes psychologiques du héros, l'histoire gagne en intérêt. D'un côté, il y a le "white" Riya, dévoué entièrement à la musique. De l'autre, le "black" Riya, qui ne supporte plus le carcan que lui impose ses professeurs et qui est prêt à se mutiler pour ne plus pouvoir jouer du violon. Atsushi se prend d'amitié pour les deux Riya et cherche à les aider. Il offre la clef de sa maison au violoniste pour qu'il puisse venir y trouver refuge, lorsqu'il va mal. Malheureusement, Kousaka, le sempai de Riya, ne rend guère les choses simples et harcèle celui-ci, au point de voler la précieuse clef...
Il est à noter que G Senjô No Neko fait apparaître quelques personnages féminins. Sugiura, l'amie de Riya, et Mimori, qui, par pure jalousie, espère empêcher Riya de participer à la représentation de fin d'année.
G Senjô No Neko n'est pas réellement un titre érotique. Il y a bien une scène, dans le premier volume, mais la mangaka n'en montre pas les réellement les détails. Cette façon de procéder peu rappeler celle de You Higuri, qui élude elle aussi les détails. Cela permet à G Senjô No Neko d'être un titre accessible à un plus grand nombre.
Pour ce qui est de l'édition américaine, DMP (enfin Juné) a fait de gros progrès. Je ne sais pas si le format respecte celui japonais mais la couverture est très belle, les pages sont dans un papier épais et vraiment blanc, ce qui fait parfaitement ressortir l'impression et évite les bavures typique du papier trop fin souvent utilisé par les éditeurs (achetez au moins un manga en japonais que vous possédez en français, vous verrez la différence). Le gommage des caractères japonais n'est pas trop grossier (contrairement au travail d'un certain éditeur français envers qui j'ai une dent en ce moment), les dessins ne sont pas "abîmés" par celui-ci. Au pire, il y a un léger liseré blanc autour des lettres. De plus, le traducteur a conservé les honorifiques (hormis le san remplacé par monsieur ou madame, mais là ce n'est pas gênant) tel que les sempai (ou senpai) et chan. Petit bémol, toutefois : pas de pages couleurs. Ce qui empêche ce Il Gato Sul G d'être parfait. Il est aussi d'un point conséquent, en raison du papier utilisé.
Pour terminer, j'aurai aimé vous mettre de meilleures images pour illustrer l'article. Malheureusement, je n'en ai pas trouvé beaucoup. Si j'ai le temps, je scannerai mon exemplaire.
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22.07.2006
Gravitation
Gravitation est un manga Yaoi très connu avant même sa publication en France. Il a eu un certain succés au Japon et c'est l'un des rares titres à avoir connu une adaptation anime (en guise de comparaison, Love Mode n'en possède pas et Haru O Daite Ita se contente de quelques maigres OAV). Il existe 12 volumes mais Murakami Maki vient de récemment reprendre la série au Japon. L'anime contre 13 épisodes, le design est proche du style récent de Murakami. Il existe aussi 2 OAV dont le chara design ressemble par contre à l'ancien style de la mangaka (plus brouillon et maladroit). Murakami a aussi fait énormément de Doujinshi (très érotique parfois) sur son propre manga. En France, Gravitation est édité par Taifu, dans la collection Okama.
Résumé : Shûichi est un lycéen somme toute normal. Elève moyen, il a un rêve et une passion : monter un groupe de musique avec son plus fidèle ami, Hiro. Avec les espoirs et les doutes que cela implique, il traverse la vie dans une certaine insouciance. Même si ses relations avec la gent féminine sont somme toute au ralenti, ce qui le chagrine. Mais ne serait-ce pas parce qu’il a rencontré un mystérieux inconnu qu’il lui « manque » quelque chose dans sa vie sentimentale ? Un inconnu qui l’attire comme une planète, une force de gravitation étonnante…
(résumé éditeur)
Avis : Comme pour Love Mode, je vais d'abord aborder quelques points négatifs. Tout d'abord (et c'est ce qu'auront à lui reprocher certains), Gravitation n'a rien de réaliste. Oui cela se base sur le milieu musical mais dans une version totalement fantasmée. Murakami ne cherche pas à faire dans le réaliste, son manga est avant tout humoristique (ce qui ne veut pas dire que le ton ne devient jamais sérieux). Ainsi, entre un manager Américain adepte des armes à feu et un groupe concurrent dont le leader est prêt à tous les coups bas pour évincer Bad Luck (le groupe de Shûichi et de Hiro), les émissions de cuisine avec des stars (quoique connaissant sûrement les japonais, ça doit exister !) et les jeux télévisés farfelus, celui qui cherchait avant tout une description sans faille du milieu risque d'être écoeuré par tant de n'importe quoi. Les autres seront sans doute ravis, s'ils survivent à l'hystérie de certains chapitres (la fuite éperdue de Yuki et Shûichi pour aller à Disney Land alors qu'une armée de reporters les poursuivent). Bref, penser que Gravitation est réaliste, c'est comme penser que les gens qui participent à la Star Ac' sont de vrais artistes.
L'autre point négatif, c'est le dessin brouillon dans les premiers volumes. A mes yeux, rien d'insupportable et d'hideux mais certaines personnes semblent le penser. Le trait de Murakami ne souffre pourtant pas tant d'erreur que ça, il est juste... Brouillon. Mais il gagne en finesse par la suite (c'est un peu comme pour Love Mode ou Angel Sanctuary, le manga permet de constater les progrès de la mangaka en dessin).
Ah, et en fait un dernier pour la route : Shûichi est un peu stressant au début mais il devient plus sérieux par la suite (tout en conservant le côté fou qui le caractérise).
Bien, maintenant que vous êtes prévenus, passons au reste.
Gravitation est un des rares manga en France à aborder le thème de l'homosexualité. Là où certains nous font une vraie tragédie grecque (Zetsuai, Ludwig II), Gravitation lui aborde le sujet sur le ton de l'humour. Certains trouveront que tout ça manque de sérieux, que la romance est gachée par les délires de Shûichi... Je dirais oui et non. Il est vrai que les premiers volumes sont peu équilibrés entre l'humour et le sérieux. La mangaka elle-même avoue plusieurs fois perdre le contrôle de son oeuvre et avoir des difficultés à suivre son scénario. Si je ne me trompe pas, Gravitation était l'un de ses premiers manga et elle ne pensait pas non plus pouvoir faire autant de volumes. Il est vrai que cela peut-être agaçant au début mais le manga parvint à évoluer, surtout lorsque l'on commence à évoquer le passé de Eiri et la rivalité entre Bad Luck et l'autre groupe dont j'oublie toujours le nom (Ask ?).
Gravitation montre aussi l'opposition radicale entre deux personnages. Shûichi, le musicien, et Yuki Eiri, l'écrivain. Si le premier est toujours plein de bonne humeur et très agité, quelque peu idiot et naïf aussi, le second est taciturne et relativement cynique et cruel. Dur à croire lorsque l'on sait que ce même Eiri écrit des romans à l'eau de rose pour le public féminin. Comment un être aussi froid est-il capable de faire preuve de sensibilité dans ses livres ? Bref, le manga est souvent marqué par cette opposition radicale (dès le début, Eiri humilie Shûichi en critiquant le texte de sa nouvelle chanson, ce qui pousse le garçon à le revoir).
Le manga se permet aussi de jouer avec des thèmes sérieux, de façon plus ou moins juste : le meurtre, le harcellement moral, le viol cotoie allégrement les frasques de Shûichi. La mangaka semble au départ parfois peu à l'aise avec ces thèmes mais parvient ensuite à donner un côté sombre à ses personnages (comme Eiri par exemple) allant au delà du simple "je suis froid parce que je suis né comme ça".
Dernier point à aborder : l'édition française. Personnellement, je n'ai pas été déçue. Les pages couleurs sont là et, dans mes exemplaires, l'impression est très soignée. Le papier est de bonne qualité aussi. Il y a quelques adaptations un peu étrange (le frère d'Eiri chantant Cat's Eyes) mais je n'ai rien trouvé de gênant et je n'ai pas lu de critiques sévères au sujet de la traduction. Pour un jeune éditeur, Taifu me semble avoir fait du très bon boulot alors qu'il aurait pu se contenter du strict minimum, tant le titre était attendu et que les lecteurs l'auraient acheté même dans une édition de piètre qualité (Tonkam aurait pu l'éditer mais aurait freiné au dernier moment en jugeant que Shûichi faisait trop jeune malgré ses 19 ans).
Au final, si l'on parvient à passer outre les défauts du manga, Gravitation est un excellent divertissement, rempli d'un humour parfois farfelu mais d'évènements plus tragiques (je ne veux pas en dire plus, sous peine de spoiler...).
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Love Mode
Oui, ok, ce n'est pas très original de faire un article sur l'un des titres les plus connus et populaires dans le genre, mais quand on aime, on se fiche un peu de ce genre de détails. Love Mode, c'est fait par Yuki Shimizu et ça comporte 11 volumes. C'était édité par Biblos (qui a fait faillite), ce sera peut-être (qui sait) réédité chez le nouvel éditeur ayant racheté Biblos. Aux USA, Blu se charge de la publication.
Résumé : Quand Izumi, un lycéen typique, esr par erreur pris pour un "escort boy" d'un club de rencontre gay, il débute une odyssée sexuelle ( ! ) pleine de chaude passion et de romance pétillante. Après un surprenant rendez vous avec le charmant Takamiya, Izumi tente de se prouver qu'il n'a pas développé de sentiments pour un autre homme. Mais ses desirs commencent à prendre le dessus, et les sentiments amoureux d'Izumi sont catapultés dans la stratosphère quand Takamiya lui montre son affection, et parle de prendre des vacances et plus avec lui.
(résumé éditeur fort bizarre et vague traduit de l'anglais par moi. Merci les éditeurs, la prochaine fois je le ferai moi-même)
Avis : On va tout d'abord commencer par les moins, car c'est le plus court. Deux choses à dire :
L'âge de certains protagonistes (lycéens) et de leur partenaire (adultes actifs) pourra sans doute en choquer certains, sans compter le fait que tout tourne autour du Blue Boy, un club "d'hôte" (des prostitués en plus libres et dans un cadre légal). Il est vrai que l'on pourrait se demander si tout ça n'est pas totalement pervers. L'autre point est le dessin. Dans les premiers volumes, il assure le strict minimum et la mangaka fait pas mal d'erreur. Si cela peut vous assurer, elle s'améliore grandement par la suite (et un manga comme Recipe, fait après Love Mode, montre considérablement ses progrès).
Passons maintenant aux points positifs. Love Mode est un manga qui mélange parfaitement l'humour et le drame. Certains passages font rire, notamment dans la façon qu'à Izumi de se convaincre qu'il n'est pas homo et qu'il n'aime pas Takamiya (c'est assez violent parfois, genre "mon poing dans ta gueule"). Certains passages émeuvent, voire font pleurer, notamment lorsque l'on en apprend plus sur le passé de l'orphelin Naoya et de ses difficultés, ou quand un garçon gravement malade cherche à connaître l'amour en louant les services d'un des hôtes.
J'aurai du mal à donner un avis sur l'intégralité du manga, car celui-ci ne reste jamais centré sur un couple en particulier et se découpe en plusieurs "tranche de vie". Quelques chapitres sont consacrés à Izumi et Takamiya, quelques volumes à Naoya et Aoe Reiji (patron du club d'hôtes), et à d'autres personnages encore. Ainsi, si dans un chapitre un couple est mis en avant, il devient secondaire dans le suivant, faisant office de figurants. Il ne faut pas croire pour autant que, par ce fait, la mangaka délaisse des couples ou nous laisse sur notre faim. Elle fait toujours en sorte de clore l'histoire en cours lorsqu'elle passe à d'autres personnages. De plus, faire apparaître de nombreux couples dans l'histoire permet de varier les situations et d'éviter de trop se centrer sur certains clichés (qui abondent dans le yaoi).
Love Mode est aussi érotique mais ne se focalise pas sur ça, comme d'autres manga du genre. Il est vrai que le premier volume commence par une scène plutôt non consentie et qu'il y a quelques passages choquants par la suite, qui font que ce manga s'adresse en priorité aux adultes, mais la mangaka n'en fait pas son fond de commerce. Soyons honnêtes : vu les talents de dessinatrice de Shimizu au tout début, il y a des manga bien plus interessant au niveau de la plastique et ce n'est pas par ses scènes là que Love Mode a obtenu sa réputation. De plus, comme elle le dit dans ses notes dans Recipe, elle a toujours eu des hésitations à faire une histoire purement érotique (Recipe est sa première).
Pour terminer, je voulais aborder deux derniers points. Tout d'abord, vous pourrez trouver Love Mode en français et en intégralité ici (on remercie au passage le travail de tout ces fans). Le manga n'étant pas édité en France et tout le monde ne lisant pas anglais, c'est bien pratique. Le second point, c'est justement l'édition américaine de Love Mode, chez Blu. Je conseille à ceux qui le peuvent de l'acheter les yeux fermés. Les volumes ne sont pas trop chers (surtout par amazon qui ne facture pas les frais de port) et l'édition est globalement de qualité. Je n'ai pas noté de défauts d'impression dans mes exemplaires et la traduction est bonne (j'avais déjà lu les scantrad anglais, puis français, je n'ai pas noté de différences. Après je ne connais pas par coeur la version japonaise). Pas de censure non plus. Le seul défaut, enfin si on peut appeler ça un défaut, c'est l'absence de jaquette souple et amovible, comme chez la plupart des éditeurs. Love Mode se présentent comme un livre de poche. Mais, à force, on ne s'en rend plus compte (à force de lire les éditions Tokyopop et Blu sans ces jaquettes, je commence même à trouver celles-ci gênantes quand il y en a sur des manga !).
Pour terminer, une image de Recipe :
Et un site en français sur le manga.
01:07 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.06.2006
Viewfinder
Comment puis-je oser faire une section sur le yaoi sans même parler de l'un de mes (nombreux) manga fétiche et sur lequel j'ai déjà écrit plusieurs fanfics ? Bon, autant le dire tout de suite, Viewfinder (ou Finder Serie chez nos amis américains) ne fait pas dans le romantique, ni même dans le soft. Fichtre.
Résumé : Takaba Akihito est un jeune photographe en freelance qui, pour vivre, est constamment à la recherche du scoop. Grâce à l'aide de l'inspecteur Yamazaki, son 'mentor', Akihito parvient à dénicher plusieurs affaires sensibles dans les domaines du trafic de drogue. C'est ainsi qu'il se met à traquer Asami Ryûichi, un homme influent, soupçonné par la police depuis des années d'être le chef d'une des organisations Yakuza les plus puissantes.
Malheureusement pour Akihito, les choses ne se passent pas telles qu'il les avait prêvu et c'est à son tour de se retrouver traqué par Asami, dont certaines habitudes sont à glacer le sang.
Avis : Une petite remarque préliminaire : je n'ai pas acheté la version américaine de Viewfinder car je dispose déjà des trois premiers volumes en japonais. J'ignore donc si la version américaine a été expurgée, ceci dit j'ai remarqué qu'il n'était nullement dans la politique des éditeurs américains de censurer (mais on ne sait jamais). De plus je n'ai pas eu d'échos négatifs à ce sujet. Enfin, j'ai Haru O Daite Ita du même éditeur (et dans un genre aussi érotique) et tout a été conservé.
La première fois que j'ai eu Viewfinder en main, c'était alors le tout premier chapitre traduit en VF par Silver Metsuki, je me suis extasiée devant la beauté du trait de Yamane Ayano tout en me demandant sur quoi j'étais tombée. Comprenez mon trouble : Le scénario tenait sur un ticket de métro et on ne pouvait pas dire que la première rencontre entre Asami et Akihito était idyllique et romantique (c'était carrément SM, normal me direz-vous, ce premier chapitre, il me semble, était publié dans une anthologie du mag Be Boy consacré au SM). "Chouette", me disais je alors, "encore un de ces manga yaoi tordus". Et pourtant, j'étais intriguée car cela faisait plusieurs mois que l'on me rabachait les oreilles de Viewfinder. J'étais intriguée car Akihito n'était pas le 'uke' (comprendre par là 'rôle féminin', ils ont des surnoms rigolo ces japonais) habituel des manga Yaoi avec sa fougue et son courage, car Asami faisait preuve d'une étrange moralité sur la fin. J'ai donc poursuivi et bien m'en a pris.
Si vous cherchez du réalisme, Viewfinder n'est pas pour vous. Il se classe directement dans les oeuvres japonaises causant de Yakuza sans chercher à peigner la réalité. Saupoudré de Yaoi, bien entendu. Ce qui rend le mélange un peu plus détonnant. Résultat : c'est violent, c'est pervers, c'est violent et encore pervers. On vous aura prévenu innocents qui passez par là sans arrière pensée !
Viewfinder commence doucement (enfin si l'on peut dire vu le degrès d'érotisme du premier volume), par une série de petit one shot mettant tout d'abord en scène Asami et Akihito dans le premier, puis amenant le personnage de Liu Feilong, ennemi mortel d'Asami et chef des Triades de Hong Kong. Le manga ne démare réellement qu'à partir du volume 2. Pourquoi ? Car il semble évident qu'à la base Viewfinder n'était pas destinée à être une série longue mais que le succés a permis à Ayano de poursuivre l'aventure plus loin, de développer les personnages et de ralentir un peu la cadence des scènes de cul pour se consacrer au scénario.
Ainsi, le second volume s'attaque directement au passé d'Asami et de Feilong, autrefois alliés mais déchirés par un destin cruel (et là, ça tient du miracle connaissant Yamane Ayano sensei, quasiment pas de scènes zerotique et finalement on se plaindrait presque de leur absence !). Le troisième, lui, montre l'évolution des relations entre Akihito et Asami, devenant moins futiles tout en restant contradictoires, entre amour et haine. Et le quatrième volume semble présager une confrontation violente entre Feilong et Asami, puisque le premier a osé kidnapper Akihito pour s'en servir comme jouet.
En vérité, le seul point noir que l'on pourrait trouver à Viewfinder est son contenu très sexe et parfois violent (oups, en fait je l'ai déjà dit), qui pourra en rebuter plus d'un ou d'une. Pourtant, malgré cette étalage de débauche, Viewfinder offre un scénario que je trouve plus passionnant à suivre que la majorité des yaoi ainsi qu'un dessin très pointilleux. De plus, on nous sort pas les violons de la romance à chaque page (ce n'est qu'à partir du second chapitre du quatrième volume que Akihito s'admet avoir quelques sentiments pour Asami, même s'il était auparavant troublé) et disons que ça change comparé à certains titres yaoi qui abusent et ré-abusent du fleur bleu, au point que tout est déjà vu et revu et prédigéré (ça tue le suspens). Bref, un peu de brutalité dans un monde de culcul la praline, ça fait du bien.
01:50 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.04.2006
Commencer à lire du Boys' Love
Face à la masse de titres érotiques, voire limite pornographique, que l'on trouve sur le net, commencer à lire du Boy's Love n'est pas forcément chose facile. Autant dire que si vous avez un léger à prioris et que vous commençait par un Viewfinder, vous allez en ressortir certainement traumatisé (le manga étant assez immoral).
Il y a heureusement énormément de titres plus soft, moins mis en avant, mais qui sont tout aussi agréables. Cette liste m'est personnelle, il y a bien entendu d'autres manga de "référence". J'éditerai parfois cet article pour en ajouter :
Tout public :
- Tokyo Babylon de CLAMP (édité)
- Lawfull Drug de CLAMP (édité)
- G Senjo No Neko de Tôko Miyagi (scanlation - Ai Ni Natte)
- Kaine et Boy's Next Door de Kaori Yuki (scanlation - Ai Ni Natte)
- Fake (édité)
- Gorgeous Carat de You Higuri (édité aux USA)
- Earthian de Yun Kôga (édité aux USA)
- Loveless de Yun Kôga (édité aux USA) // Ce n'est pas réellement un Boy's Love, il est édité dans le même magazine que Saiyuki. Attention quand même, le héros n'a que 12 ans.
- Cantarella de You Higuri (édité) // Il s'agit d'un Shôjo ayant des éléments de Boy's Love.
- Boku No Koe de Youka Nitta (scanlation) // Je n'ai pas vu de sexe pour le moment, ce qui est plutôt rare chez l'auteur.
- Sukisyo ou Sukishô (anime, fansub ou dvd zone 1 américain) // Il existe aussi un manga mais je ne l'ai pas assez lu pour le classer.
- Princess Princess (scanlation) // Existe en anime mais mauvaise adaptation (à mes yeux, y en a qui aime). C'est un mix entre Shôjo et Boy's Love, assez humoristique
- Host Club (édité / fansub) // Existe en anime, très bonne adaptation. C'est un mix entre Shôjo et Boy's Love, très humoristique !
- Wild Adapter de Kazuya Minekura (édité par Tokyopop prochainement ?) // sous-entendu dans les relations entre les deux héros
- Saiyuki de Kazuya Minekura (édité en France - mauvaise trad - et aux USA - bonne trad -) // certains y voient du yaoi, moi je trouve ça juste ambigue dans quelques rares chapitres, sinon c'est un mix bizarre entre Shôjo, Shônen et Seinen.
Un peu plus mais pas de quoi choquer :
- Yellow (édité aux USA)
- Ludwig II de You Higuri (édité)
- Gravitation (édité)
- Demian Syndrome de Mamiya Oki (scanlation) // Le manga est à première vue très soft mais on m'a dit qu'il y avait quelques "scènes" dans les volumes suivants.
- Black Knight de Kai Tsurugi (édité aux USA / scanlation chez Silver Metsuki) // paraît que c'est assez chaud mais j'ai pas vu grand chose dans les chapitres que j'ai lu.
Je suis érotique et j'assume :
- Love Mode de Yuki Shimizu (édité aux USA / Scanlation par Silver Metsuki, Mimiyuy, ect...) // Inégal au niveau de l'érotisme, il n'y en a quasiment pas dans certains volumes mais d'autres sont plus gratinés. Love Mode est une des références du Boy's Love.
- Recipe de Yuki Shimizu (Scanlation)
- Haru O Daite Ita de Youka Nitta (édité aux USA sous le titre d'Embracing Love / Scanlation par Silver Metsuki, Mimiyuy, ect...)
- Viewfinder de Yamane Ayano (édité aux USA sous le titre de Finder Series) // 1er volume moyen au niveau du scénario mais une série qui devient de plus en plus interessante, malgré sa violence.
- Crimson Spell de Yamane Ayano (scanlation) // Idem que Viewfinder, s'améliore par la suite.
- Wild Rock de Kazusa Takashima (édité aux USA // Scanlation chez Silver Metsuki)
- Man's Best Friend de Kazusa Takashima (édité aux USA // Scanlation chez Silver Metsuki)
10:15 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

