22.07.2006
Gravitation
Gravitation est un manga Yaoi très connu avant même sa publication en France. Il a eu un certain succés au Japon et c'est l'un des rares titres à avoir connu une adaptation anime (en guise de comparaison, Love Mode n'en possède pas et Haru O Daite Ita se contente de quelques maigres OAV). Il existe 12 volumes mais Murakami Maki vient de récemment reprendre la série au Japon. L'anime contre 13 épisodes, le design est proche du style récent de Murakami. Il existe aussi 2 OAV dont le chara design ressemble par contre à l'ancien style de la mangaka (plus brouillon et maladroit). Murakami a aussi fait énormément de Doujinshi (très érotique parfois) sur son propre manga. En France, Gravitation est édité par Taifu, dans la collection Okama.
Résumé : Shûichi est un lycéen somme toute normal. Elève moyen, il a un rêve et une passion : monter un groupe de musique avec son plus fidèle ami, Hiro. Avec les espoirs et les doutes que cela implique, il traverse la vie dans une certaine insouciance. Même si ses relations avec la gent féminine sont somme toute au ralenti, ce qui le chagrine. Mais ne serait-ce pas parce qu’il a rencontré un mystérieux inconnu qu’il lui « manque » quelque chose dans sa vie sentimentale ? Un inconnu qui l’attire comme une planète, une force de gravitation étonnante…
(résumé éditeur)
Avis : Comme pour Love Mode, je vais d'abord aborder quelques points négatifs. Tout d'abord (et c'est ce qu'auront à lui reprocher certains), Gravitation n'a rien de réaliste. Oui cela se base sur le milieu musical mais dans une version totalement fantasmée. Murakami ne cherche pas à faire dans le réaliste, son manga est avant tout humoristique (ce qui ne veut pas dire que le ton ne devient jamais sérieux). Ainsi, entre un manager Américain adepte des armes à feu et un groupe concurrent dont le leader est prêt à tous les coups bas pour évincer Bad Luck (le groupe de Shûichi et de Hiro), les émissions de cuisine avec des stars (quoique connaissant sûrement les japonais, ça doit exister !) et les jeux télévisés farfelus, celui qui cherchait avant tout une description sans faille du milieu risque d'être écoeuré par tant de n'importe quoi. Les autres seront sans doute ravis, s'ils survivent à l'hystérie de certains chapitres (la fuite éperdue de Yuki et Shûichi pour aller à Disney Land alors qu'une armée de reporters les poursuivent). Bref, penser que Gravitation est réaliste, c'est comme penser que les gens qui participent à la Star Ac' sont de vrais artistes.
L'autre point négatif, c'est le dessin brouillon dans les premiers volumes. A mes yeux, rien d'insupportable et d'hideux mais certaines personnes semblent le penser. Le trait de Murakami ne souffre pourtant pas tant d'erreur que ça, il est juste... Brouillon. Mais il gagne en finesse par la suite (c'est un peu comme pour Love Mode ou Angel Sanctuary, le manga permet de constater les progrès de la mangaka en dessin).
Ah, et en fait un dernier pour la route : Shûichi est un peu stressant au début mais il devient plus sérieux par la suite (tout en conservant le côté fou qui le caractérise).
Bien, maintenant que vous êtes prévenus, passons au reste.
Gravitation est un des rares manga en France à aborder le thème de l'homosexualité. Là où certains nous font une vraie tragédie grecque (Zetsuai, Ludwig II), Gravitation lui aborde le sujet sur le ton de l'humour. Certains trouveront que tout ça manque de sérieux, que la romance est gachée par les délires de Shûichi... Je dirais oui et non. Il est vrai que les premiers volumes sont peu équilibrés entre l'humour et le sérieux. La mangaka elle-même avoue plusieurs fois perdre le contrôle de son oeuvre et avoir des difficultés à suivre son scénario. Si je ne me trompe pas, Gravitation était l'un de ses premiers manga et elle ne pensait pas non plus pouvoir faire autant de volumes. Il est vrai que cela peut-être agaçant au début mais le manga parvint à évoluer, surtout lorsque l'on commence à évoquer le passé de Eiri et la rivalité entre Bad Luck et l'autre groupe dont j'oublie toujours le nom (Ask ?).
Gravitation montre aussi l'opposition radicale entre deux personnages. Shûichi, le musicien, et Yuki Eiri, l'écrivain. Si le premier est toujours plein de bonne humeur et très agité, quelque peu idiot et naïf aussi, le second est taciturne et relativement cynique et cruel. Dur à croire lorsque l'on sait que ce même Eiri écrit des romans à l'eau de rose pour le public féminin. Comment un être aussi froid est-il capable de faire preuve de sensibilité dans ses livres ? Bref, le manga est souvent marqué par cette opposition radicale (dès le début, Eiri humilie Shûichi en critiquant le texte de sa nouvelle chanson, ce qui pousse le garçon à le revoir).
Le manga se permet aussi de jouer avec des thèmes sérieux, de façon plus ou moins juste : le meurtre, le harcellement moral, le viol cotoie allégrement les frasques de Shûichi. La mangaka semble au départ parfois peu à l'aise avec ces thèmes mais parvient ensuite à donner un côté sombre à ses personnages (comme Eiri par exemple) allant au delà du simple "je suis froid parce que je suis né comme ça".
Dernier point à aborder : l'édition française. Personnellement, je n'ai pas été déçue. Les pages couleurs sont là et, dans mes exemplaires, l'impression est très soignée. Le papier est de bonne qualité aussi. Il y a quelques adaptations un peu étrange (le frère d'Eiri chantant Cat's Eyes) mais je n'ai rien trouvé de gênant et je n'ai pas lu de critiques sévères au sujet de la traduction. Pour un jeune éditeur, Taifu me semble avoir fait du très bon boulot alors qu'il aurait pu se contenter du strict minimum, tant le titre était attendu et que les lecteurs l'auraient acheté même dans une édition de piètre qualité (Tonkam aurait pu l'éditer mais aurait freiné au dernier moment en jugeant que Shûichi faisait trop jeune malgré ses 19 ans).
Au final, si l'on parvient à passer outre les défauts du manga, Gravitation est un excellent divertissement, rempli d'un humour parfois farfelu mais d'évènements plus tragiques (je ne veux pas en dire plus, sous peine de spoiler...).
11:35 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Instant msn 01
† Tatsu/Asto † dit :
"orgie de sainteté" "orgasme"... ouhlà ! va falloir que j'fasse de ménage dans mes musiques !
+ Roshieru + dit :
O_o
+ Roshieru + dit :
mais c'est quoi ça !!!!
† Tatsu/Asto † dit :
aucune idée
† Tatsu/Asto † dit :
c'est dans ma bibliothèque sur wmp ^^
Et, après, Tatsu vient me dire que c'est moi la perverse et qu'elle s'est asagie.
Edition rapide car je ne vais pas refaire encore une note pour parler de ça. Je viens de regarder les mots clefs utilisés dans les moteurs de recherche et par lesquels les gens ont accédé à ce blog. On trouve en tête, Yamane Ayano, ainsi que pas mal de référence à Viewfinder (Viewfinder scan, Viewfinder fanfic, ect...). Le yaoi est aussi en bonne place. J'ai ensuite un "fanfic sakura". Désolée pour ceux qui sont tombés sur mon blog en tapant ça, je n'ai qu'un chat qui s'appelle Sakura et il n'a pas encore fait de cosplay de CCSakura. Enfin, j'arrive tout en bas de la liste de mots clefs et là je suis prise d'un fou rire incontrôlable :
Histoire érotique d'un pervers avec une jeune fille
J'ai essayé pour voir sur google et je n'ai pas trouvé mon blog en tapant ça mais... Euh... Bon... Culte.
01:10 Publié dans MSN It's Good | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Love Mode
Oui, ok, ce n'est pas très original de faire un article sur l'un des titres les plus connus et populaires dans le genre, mais quand on aime, on se fiche un peu de ce genre de détails. Love Mode, c'est fait par Yuki Shimizu et ça comporte 11 volumes. C'était édité par Biblos (qui a fait faillite), ce sera peut-être (qui sait) réédité chez le nouvel éditeur ayant racheté Biblos. Aux USA, Blu se charge de la publication.
Résumé : Quand Izumi, un lycéen typique, esr par erreur pris pour un "escort boy" d'un club de rencontre gay, il débute une odyssée sexuelle ( ! ) pleine de chaude passion et de romance pétillante. Après un surprenant rendez vous avec le charmant Takamiya, Izumi tente de se prouver qu'il n'a pas développé de sentiments pour un autre homme. Mais ses desirs commencent à prendre le dessus, et les sentiments amoureux d'Izumi sont catapultés dans la stratosphère quand Takamiya lui montre son affection, et parle de prendre des vacances et plus avec lui.
(résumé éditeur fort bizarre et vague traduit de l'anglais par moi. Merci les éditeurs, la prochaine fois je le ferai moi-même)
Avis : On va tout d'abord commencer par les moins, car c'est le plus court. Deux choses à dire :
L'âge de certains protagonistes (lycéens) et de leur partenaire (adultes actifs) pourra sans doute en choquer certains, sans compter le fait que tout tourne autour du Blue Boy, un club "d'hôte" (des prostitués en plus libres et dans un cadre légal). Il est vrai que l'on pourrait se demander si tout ça n'est pas totalement pervers. L'autre point est le dessin. Dans les premiers volumes, il assure le strict minimum et la mangaka fait pas mal d'erreur. Si cela peut vous assurer, elle s'améliore grandement par la suite (et un manga comme Recipe, fait après Love Mode, montre considérablement ses progrès).
Passons maintenant aux points positifs. Love Mode est un manga qui mélange parfaitement l'humour et le drame. Certains passages font rire, notamment dans la façon qu'à Izumi de se convaincre qu'il n'est pas homo et qu'il n'aime pas Takamiya (c'est assez violent parfois, genre "mon poing dans ta gueule"). Certains passages émeuvent, voire font pleurer, notamment lorsque l'on en apprend plus sur le passé de l'orphelin Naoya et de ses difficultés, ou quand un garçon gravement malade cherche à connaître l'amour en louant les services d'un des hôtes.
J'aurai du mal à donner un avis sur l'intégralité du manga, car celui-ci ne reste jamais centré sur un couple en particulier et se découpe en plusieurs "tranche de vie". Quelques chapitres sont consacrés à Izumi et Takamiya, quelques volumes à Naoya et Aoe Reiji (patron du club d'hôtes), et à d'autres personnages encore. Ainsi, si dans un chapitre un couple est mis en avant, il devient secondaire dans le suivant, faisant office de figurants. Il ne faut pas croire pour autant que, par ce fait, la mangaka délaisse des couples ou nous laisse sur notre faim. Elle fait toujours en sorte de clore l'histoire en cours lorsqu'elle passe à d'autres personnages. De plus, faire apparaître de nombreux couples dans l'histoire permet de varier les situations et d'éviter de trop se centrer sur certains clichés (qui abondent dans le yaoi).
Love Mode est aussi érotique mais ne se focalise pas sur ça, comme d'autres manga du genre. Il est vrai que le premier volume commence par une scène plutôt non consentie et qu'il y a quelques passages choquants par la suite, qui font que ce manga s'adresse en priorité aux adultes, mais la mangaka n'en fait pas son fond de commerce. Soyons honnêtes : vu les talents de dessinatrice de Shimizu au tout début, il y a des manga bien plus interessant au niveau de la plastique et ce n'est pas par ses scènes là que Love Mode a obtenu sa réputation. De plus, comme elle le dit dans ses notes dans Recipe, elle a toujours eu des hésitations à faire une histoire purement érotique (Recipe est sa première).
Pour terminer, je voulais aborder deux derniers points. Tout d'abord, vous pourrez trouver Love Mode en français et en intégralité ici (on remercie au passage le travail de tout ces fans). Le manga n'étant pas édité en France et tout le monde ne lisant pas anglais, c'est bien pratique. Le second point, c'est justement l'édition américaine de Love Mode, chez Blu. Je conseille à ceux qui le peuvent de l'acheter les yeux fermés. Les volumes ne sont pas trop chers (surtout par amazon qui ne facture pas les frais de port) et l'édition est globalement de qualité. Je n'ai pas noté de défauts d'impression dans mes exemplaires et la traduction est bonne (j'avais déjà lu les scantrad anglais, puis français, je n'ai pas noté de différences. Après je ne connais pas par coeur la version japonaise). Pas de censure non plus. Le seul défaut, enfin si on peut appeler ça un défaut, c'est l'absence de jaquette souple et amovible, comme chez la plupart des éditeurs. Love Mode se présentent comme un livre de poche. Mais, à force, on ne s'en rend plus compte (à force de lire les éditions Tokyopop et Blu sans ces jaquettes, je commence même à trouver celles-ci gênantes quand il y en a sur des manga !).
Pour terminer, une image de Recipe :
Et un site en français sur le manga.
01:07 Publié dans Boys' Love ou Yaoi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2006
Shopping
Ce soir, on est allé chercher mes nouvelles lunettes avec ma mère (ma vue à un tout petit peu baissée, l'ophtalmo a eu du mal à ajuster). On est passée devant un magasin de vêtements qui faisaient des soldes et, pour une fois, j'ai vu directement quelque chose qui m'interessait.
J'ai essayé plein de vêtements différents :
- Un bustier mais je trouvais qu'il se réglait mal, alors je ne l'ai pas acheté
- Trois haut différents, noirs et avec des lacets sur le devant. Finalement j'en ai pris deux, l'un avec une fleur en tissu vaporeux au dessus de la poitrine et l'autre avec des fleurs en imprimées, rose très clair. Je n'aime pas le rose habituellement mais je trouvais que ça allait bien ensemble. J'ai du réessayer plusieurs fois car ils ont modifié les tailles et je ne rentre plus du tout dans le taille 1 ! Enfin, il y en avait un quatrième avec de la dentelle aussi (j'aurai du mal à le décrire). Ils font tous un peu style gothique mais version colorée. C'est assez rare de trouver des fringues de ce genre dans un magasin pour midinettes (enfin par chez moi) et, vu le prix de la plupart des fringues gothique, je me suis pas privée.
- Une robe, que je n'ai pas prise car elle était taillée pour une fille d'1m70
Il y avait aussi des jupes assorties mais... Comment dire... Elles étaient tellement courtes que ça faisait un peu "sodomisez moi". Je n'avais jamais rien vu d'aussi court, c'est un appel au viol et pourtant j'aime les fringues sexy. mais là c'était un peu trop. Le truc où tu dois faire toute sorte de contorsion pour que, lorsque tu te baisses, ça ne montre pas tes dessous. Ce n'était plus une mini jupe mais une string jupe.
Bah, sinon, rien de bien nouveau. Je galère à terminer ce fichu chapitre. Si seulement je n'avais pas la flemme. Et j'ai encore eu une nouvelle idée de jeu de rôle (je passe aussi sur l'idée d'histoire que j'ai eu après un rêve). Ahlala...
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20.07.2006
Mon chat est maso
Ou alors c'est la chaleur.
Ce soir mes parents arrosaient les plantes du jardin. Sakura (croisé Siamois et Birman) se met à courir après l'eau du jet d'eau parce qu'il trouve cela très amusant. Il a terminé trempé et en redemandait encore. Il s'est finalement mis à jouer avec le tuyau, peut-être dans l'espoir de voir réapparaître l'eau.
Je n'avais jamais vu ça et les autres chats de la maison l'ont regardé d'un air méprisant (genre : espèce de traitre qui aime l'eau et se prend pour un chien en ramenant déjà les baballes à ses maître).
En tout cas, c'était bien rigolo !
Sinon, j'ai appris 10 nouveaux Kanji et j'ai avancé dans mon chapitre de Finder No Tamashii. Je creuse aussi ma tombe, prévoyant la réaction de mes lecteurs une fois arrivé à la fin de l'histoire. Mais comme je suis maso comme mon petit chat, je ne changerai certainement pas la fin. Héhé...
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